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FRAISE ET CERISE

Blog de brèves nouvelles plutôt humoristiques fraîchement écrites par deux auteurs : Fraise et Cerise.

Nos lecteurs ont du talent

Publié le 6 Novembre 2006 par Cerise in nos lecteurs ont du talent

                    Depuis quelques temps, nous recevons la visite d'une dame boulangère dont la plume nous ravit, même si nous nous sommes vilainement amusées à l'abreuver de zéros pointés; mais c'était pour la bonne cause: qu'elle puisse préparer de bons gâteaux, comme vous l'apprendrez si vous lisez plus loin.
                     Pour vous, lecteurs, voici donc deux missives que nous reçûmes récemment de Madame la Boulangère, mon homonyme (oui, elle s'appelle aussi Cerise). Si vous aimez vous aussi son style, cherchez sur ce blog les commentaires signés "Cerise" ou, mieux, allez faire un tour dans sa boulangerie pleine d'oiseaux de paradis, vous ne le regretterez pas!

Pour aller dans la boulangerie, cliquez ici!

                     Et maintenant, place aux messages de Madame la boulangère:

Madame la Boulangère
à
Madame, le professeur,


Madame,
Je vous remercie de votre visite dans ma boulangerie de l'avenue Marceau. Je suis désolée que vous n'ayez pas pris le temps de venir dans le journil comme je vous l'avais conseillé, vous auriez vu votre gâteau de Zéros pointés en train de se terminer. Aujourd'hui il est dans le réfrigérateur et il vous attend à moins que vous souhaitiez que je ne vous l'apporte en compagnie de la jolie Etoile.!
Ah ! vous avez été étonnée de voir des oiseaux dans ma boulangerie.!
Madame, les oiseaux sont mes compagnons de toujours et ils viennent dans ma boulangerie pour me parler du temps et des choses que l'entendement humain ne comprend pas toujours !
Ils font bon ménage avec les tourtes de pain qu'ils picorent de temps en temps en y mettant un peu de leur salive de clair de lune et de ciel bleu ! C'est pour cela que lorsque vous croquez dans la croute de pain vous sentez sous vos dents des brins croustillants. C'est la sève séchée des oiseaux. qui apporte une force à vos dents et qui vous envahit le corps. Manger du pain croustillant est excellent pour la santé !
Dans l'attente de votre réponse,
Je vous prie de croire, Madame, à l'expression de ma plus respectueuse consédération.
La boulangère

 


Madame le Professeur,
Je suis revenue sur les bancs le temps que vous lisiez votre oeuvre. Je dis votre oeuvre parce que je sais que c'est vous qui l'avez écrite. En plus, j'ai fait des recherches très poussées. Les Editions la "je ne sais plus" n'existent pas ! C'est pas vrai ce que vous racontez !
Puis je ne vous ai pas revue dans ma boulangerie alors que moi je suis au fond de la classe vide en période de vacances pour vous écouter. Tiens ! vous avez un joli vêtement ! Des cheveux bien peignés ! Vos yeux un peu fatigués. Faut vous coucher plus tôt !
Mais vous lisez-bien. Y a que moi qui vous écoute. Y a pas de mouches pour vous écouter. Puis les murs ils en ont marre d'écouter les professeurs. Ils font comme les élèves, ils sont en vacances. Ecoutez les, ils dorment !
Bon, mais, c'est pas tout, faut que je revienne dans ma boulangerie de l'avenue Marceau.
Je vous souhaite une bonne soirée, Madame le professeur.
La boulangère.

Commenter cet article
M
Votre histoire de pain qui croustille, avec les oiseaux qui picorent (première lettre) : je pense que Cajou va adorer cela, elle n'aime pas du tout les aliments dans lesquels il y a des produits beuuurk (allez voir son blog).Alors pensez donc, une telle boulangerie, c'est une aubaine pour elle: que des produits naturels !
Répondre
C
Ah oui, mais là, c'est la boulangère spécialisée en bave d'oiseaux qui a écrit ça... ;-)
K
Il faiasait forcément chaud dans ta classe ce matin  : veinarde !Je vais coller des zéros pointés à mes élèves tiens !
Répondre
C
tu veux dire la chaleur animale de tous les élèves chauffés à bloc par mes zéros pointés? ;-)
A
petit coucou du soirbisousAnnie
Répondre
C
salut Annie, bisous aussi
L
 <br /> Madame le Professeur, <br /> Je suis arrivée ce matin de bonne heure dans votre classe. J'ai vu les élèves en ébulition devant le tableau blanc. Ils commentaient les lettres de Madame la boulangère ! Une boulangère dans notre classe disaient les uns ! Une boulangère qui va nous apporter des gâteaux disaient les autres ! Et j'entendais les hi hi et les ha ha des uns et des autres. Je ne savais pas où me mettre. J'ai senti une chaleur me monter sur les joues ! Mais j'ai tenu bon. Je voulais écouter votre histoire, celle du bon garçon qui écrit son histoire ! C'est une vraie histoire mine de rien. Je me suis assise au fond de la classe et en attendant que vous arriviez j'ai regardé par la fenêtre. Il y avait des oiseaux qui mangeaient les nuages blancs et à la cime des arbres ils buvaient la rosée déposée par la brume matinale. C'était beau. Et l'on a entendu la porte qui s'ouvrait énergiquement.Tous les élèves comme des oiseaux se sont rangés et se sont assis devant leur pupitre. C'était vous, Madame le professeur qui arriviez avec une gros sac de cuir noir qui pesait lourd. Les copies sans aucun doute ! Et vous avez regardé vos élèves. Non, vous avez balayé de vos yeux brillants la salle de classe. L'on entendait plus rien. Les zéros pointés ça marque ! <br /> Et vous vous êtes installée à votre chair de professeur. Vous avez sorti vos livres de cours, les copies. Personne ne parlait. Les lettres sur le tableau blanc ne faisaient plus rire personne. Elles devenaient inexistantes dans le silence ! <br /> Vous avez pris votre craie et vous avez dit qu'aujourd'hui, nous ferions la correction d'une dissertation sur Voltaire. Qui est Voltaire me disais-je ? Je ne connais que la rue Voltaire à la Garenne-Colombes. Et je m'imaginais devant les boutiques de la rue Voltaire quand vous m'avez demandé si j'étais dans la lune ou dans ma boulangerie avec les oiseaux ? <br /> et j'ai encore senti la chaleur sur mon visage et j'ai encore eu peur du zéor pointé, mais, toutes les têtes brunes et blondes se sont retournées vers moi, et, j'entendais dans leur stupéfaction, c'est elle la boulangère ! c'est elle ! <br /> et je me suis levée de mon pupitre. J'ai pris mon grand panier et je me suis dirigée vers votre chair de professeur et j'ai déposé un beau gâteau à la vanille de zéors pointés qui scintillaient de mille éclats, de mille reflets, de mille rayons de soleil. <br /> Et 'ai vu sur votre visage un peu de rouge. C'était juste un rayon de soleil qui fleurtait sur votre visage blanc ! <br /> Avez-vous aimé mon gâteau de zéors pointés ? <br /> Je n'ai pas osé vous le demander ayant écouté votre cours sur Voltaire ! <br /> Il nous fallait bien un peu d'eau après avoir mangé le gâteau de Zéos pointés. A bientôt, Madame le professeur dans votre classe. Ce fut un plaisir. Je vous souhaite une bonne soirée. <br /> La boulangère.
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C
Le gâteau aux zéros pointés était délicieux, savoureux, avec un petit goût acidulé ;-)
G
Ils sont mignons les petits oiseaux
Répondre
C
Gigi, tu es parfois attendrissant...