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a été créé et offert par la Fabrique, tous nos remerciements à Koulou, alias Flégroll!
Il est assis à la table ronde de la cuisine. Ses jambes ne touchent pas le sol. Ses petits pieds dans des chaussons fourrés sont posés sur la
barre avant de la chaise. Le cahier est ouvert devant lui, il s’applique à faire ses lignes d’écriture chat…chapeau…charivari…chapelle… Sa mère est derrière lui. Elle prépare des légumes. Il entend
l’eau qui coule dans l’évier, le bruit sec du couteau contre la planche à découper en bois et sa mère qui pleure et renifle de temps en temps. Il met le capuchon sur son stylo. C’est comme cela
qu’elle lui a appris. Il n’y a pas une rature sur la première ligne. Il regarde devant lui. Son père devrait être rentré : la grande aiguille est tout en haut et la petite est sur le 8. Il
continue sa ligne. Il entend la porte du garage s’ouvrir. La tôle en est tellement légère qu’elle semble vibrer. Le père a durement saisi la poignée de la porte du sous-sol. Le petit serre son
Bic et continue ses mots. « Bonsoir » dit le père qui dépose un baiser sur les cheveux de l’enfant qui ne bouge pas. Derrière lui le couteau cogne plus fort contre le bois. Son père
ressort. Le couteau a fait un bruit sourd contre l’inox de l’évier. « Tu ne crois quand même pas que tu vas t’en tirer comme ça, non ? » Elle crie en hoquetant. Elle s’est déplacée
vers la porte. Le petit, figé, sent son parfum au muguet. La voix de son père se rapproche. Il voit ses pieds dans des chaussettes noires et le bas de son survêtement bleu marine qui bouffe sur
ses chevilles. « Qu’est-ce que t’as encore ? Qu’est-ce que tu veux, hein ? » Il serre tellement fort son stylo que l’ongle de son pouce et celui de son index sont devenus
blancs. Il a fait glisser tout doucement ses chaussons sur la barre et ses deux pieds sont joints, soudés, comme ses genoux. Les cris sur le côté augmentent. L’enfant sent des gouttes mouiller la
racine de ses cheveux. Il a cessé d’écrire. La pointe du stylo est en bas du a. Ses bras et ses jambes sont durs et froids comme de la pierre. « J’en peux plus de toi ! Tu comprends ça ? J’en peux plus de
toi ! » La porte du sous-sol a claqué. Le stylo troue le papier.
tout ce que j'aime vos nouvelles!!
j'aime les nouvelles ,moi j'ecris des souvenirs ,'j'ai plein de texte mais j'ai dans l'idée de les reprendre un par un ,pour les épurer,je suis prolifique ,tres bavarde sur le clavier !! un peu brouillon mais quand je me relis je trouve quand même mes textes "vivants .;j'aimerai bien avoir votre avis.;MAIS SANS COMPLIMENT de complaisance ,mon ego va bien!,
je voudrai avoir l'avis ,pas de pro forcément ( c'est quoi un pro en ecriture ??) mais de vous ,qui savez ecrire sur la vie ..
à plus , mes textes de vie sont au tout début ,là je reprends peu à peu l'habitude des blogs ..l'ecriture me titille à nouveau
Bon, là, on a enfin un peu de temps, alors j'y vais!